obsimo

samedi 13 juin 2020 / parc de la citadelle / 18h - 3h

Depuis maintenant 3 ans, Obsimo étoffe un univers électronique lumineux où se mêlent des voix véhémentes, des synthés lancinants et des guitares éthérées. Sa musique a la qualité de nous plonger autant dans le rêve que dans un sentiment d’énergie, de puissance très palpable par sa nature electro/dance. Obsimo arrive donc à arrêter le temps pour nous entrainer dans un voyage intense. Installé à Bordeaux et soutenu par Banzaï Lab, la Rock School Barbey et le Krakatoa, Obsimo est représenté par l’éditeur parisien SHLO Music (label publishing-mgmt) depuis 2017.

Le projet d’Obsimo prend particulièrement vie sur scène. Accompagné de vidéo projection orchestré par Antonin SOHIER et maniant ses contrôleurs et sa guitare, Obsimo ne cesse de faire évoluer son live pour plonger le public de plus en plus loin dans son univers. Après plus de 80 dates (Live & DJ Set), dont certaines aux côté d’artistes comme Rone, Thylacine, Molécule, Danger, French 79 (...) Obsimo fait parti de la selection des Inouïs du Printemps de Bourges 2019.

DISQUE
Après les EPs LUCIDE (2016) et OBSIDIENNE (2018), Obsimo a sorti son LP ADDICTION au printemps 2019. Cet opus fait le constat d’une tranche de la société tragiquement paumée dans les turbulences de la dépendance, allant de l’accro aux stéroïdes en quête de reconnaissance physique (Biceps) à la retraitée qui écoule ses journées et ses économies dans les casinos (777), en passant par la jeunesse perdue dans les méandres du sexe désincarné (Kama). Tous ces récits sont dépeints sans jugement, seule la tristesse desprotagonistes transparaît frontalement dans les morceaux. Mais Obsimo sait brouiller les pistes et n’hésite pas à envelopper l’aspect nostalgique et romantique de sa musique dans un arrangement électronique d’une violente douceur. En bon conteur d’histoires, il n’oublie pas d’insuffler une omniprésente couche d’espoir, prenant forme à travers ses synthés lumineux, ses voix séraphiques et sa guitare lancinante, rappelant que même dans la perdition la plus totale, il n’est pas utopique de vouloir s’en extirper, à défaut parfois de pouvoir le faire.